Le pitch de Starbuck ? Un donneur de sperme assidu découvre du jour au lendemain qu’il a 533 enfants dont une bonne centaine qui veulent le rencontrer. Sauf que le protagoniste est un looser de première qui ne réussit rien dans sa vie et ne cesse de décevoir son entourage. Derrière ces deux lignes vraiment très très peu vendeuses se cache pourtant un de mes films coup de coeur de cette année.

Alors que tout laisse croire à une comédie beauf à l’humour gras, Starbuck se révèle être un petit chef d’oeuvre dans sa catégorie. Véritable ascenseur émotionnel, on ne cesse de passer du rire à la compassion. Et pour cause, le réalisateur Ken Scoot n’a pas voulu la jouer pathétique et rend compte de cette histoire avec un réalisme on-ne-peut-plus immersif. Les personnages sont attachants malgré quelques tirades de québécois absolument incompréhensibles (c’est même sous-titrés, pour dire). L’esprit du film, bon enfant et bon vivant, retranscrit bien la culture nord-américaine et offre une certaine leçon de vie, sans prétention.
Starbuck le film, dans les salles de cinéma le 27 Juin !

